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Mise à jour du protocole guadeloupéen concerté

Depuis plusieurs jours, un nouveau variant très contagieux Omicron apparaît comme une menace y compris pour les personnes vaccinées.

De plus, la France comme une bonne partie de l’Europe connaissent un rebond épidémique du au variant delta.
Comme l’ANG le fait depuis bientôt 1 an, nous appelons à la plus grande prudence et à l’évolution du protocole sanitaire actuel. Il semble en effet indispensable, à l’orée de la haute saison touristique, de faire évoluer les conditions d’entrée sur le territoire guadeloupéen pour tous les arrivants et notamment ceux en provenance du continent européen. Pour rappel, le taux d’incidence en France est actuellement de 470 pour 100 000, contre 36 pour 100 000 en Guadeloupe.

Notre système de santé ne sera pas en mesure de faire face à une 5ème vague épidémique, d’autant que les personnels soignants continuent de recevoir des courriers de suspensions de l’ARS, affaiblissant ainsi l’appareil sanitaire.

Aujourd’hui, les effectifs sont réduits au point tel que les opérations sont toutes repoussées, que la charge de travail des soignants est excessive et l’absence des travailleurs libéraux exacerbe la précarité. L’accès aux soins n’est plus garanti pour les guadeloupéens, alors que c’est un droit fondamental et essentiel.

La défiance envers les organes de santé publique s’appuie sur l’incohérence des décisions et le sentiment de ne pas être protégé par la puissance publique.

La mise à jour du protocole proposé par l’ANG est une garantie de protection des Guadeloupéens et des visiteurs. Dans le même temps, il semble urgent de rétablir la communication avec la communauté des soignants, mais également l’abrogation des sanctions les concernant dans cette période de risque épidémique.

La prévention et l’anticipation sont des clefs importantes pour éviter cette cinquième vague que personne ne souhaite. Il est primordial que tous, nous soyons concernés et impliqués dans la protection de notre population, de notre économie et de notre destination.

Lien vers le protocole incluant le protocole d’arrivée 3 couleurs

Contact presse: kontak@angwadloup.com

Lettre ouverte aux représentants élu(e)s par les citoyens « LE PROJET GWADLOUP »

Mesdames, Messieurs,

Nous les membres de la « Mouvans Jénès » de l’ANG, âgés entre 16 et 40 ans, nous nous permettons de vous alerter sur les derniers événements qui agitent notre territoire depuis quelques jours.

En tout état de cause, cette crise sanitaire a amplifié un malaise déjà bien ancré dans la société guadeloupéenne. Nous pouvons facilement nous en rendre compte quand on porte attention aux discours venant des personnes présentes sur les différents barrages et ce, sans distinction de sexe, d’âge et de catégorie socio-professionnelle. La gestion inadaptée de la crise sanitaire par les services de l’état, le sentiment d’immobilisme des élus et / ou de la non prise en compte de leurs avis ont éveillé une colère latente explosant comme la soufrière en 1976. Mesdames, Messieurs les élu(e)s, nous symbolisons aussi cette population ayant le sentiment d’être écartée de toute considération visant à préserver les intérêts légitimes de la Guadeloupe.

Il est à noter que les guadeloupéens ont fait preuve d’une exemplarité sans faille malgré les tergiversations émanant de l’Etat en ce qui concerne l’obligation du port du masque, les conditions d’accessibilité au territoire, l’accompagnement des entreprises de la restauration et de l’événementiel. Force est de constater que la confiance envers vous les élus et l’État est aujourd’hui quasiment rompue. Le fort taux d’abstention aux dernières élections régionales et la défiance du couvre-feu instauré ces dernières heures, sont des éléments factuels qui sont là pour le rappeler.

Nous symbolisons aussi cette jeunesse débordante de vie et d’énergie, de volonté, de créativité et de compétences tout en ayant ce sentiment de révolte. Une jeunesse guadeloupéenne qu’elle soit salariée, fonctionnaire, entrepreneuse, étudiante ou sans emploi qui n’a jamais failli quand il a été question de démontrer son amour indéfectible pour son pays. Une jeunesse qui malheureusement, a le sentiment d’être galvaudée, utilisée, à travers des projets politiques dans lesquels elle n’est pas prise en considération. A ce titre, l’exode massif de cette force vive extraordinaire dans les pays européens, asiatiques et nord-américains en dit long.

Ainsi, le moment n’est-il pas venu de tous s’asseoir ensemble afin d’entamer un vrai dialogue constructif qui permettra d’entamer une vraie mutation de la société guadeloupéenne ?

Mesdames et Messieurs les élu(e)s, il n’est pas trop tard pour reprendre le contrôle de la situation sans le déploiement massif de militaires et de policiers.
À travers ces quelques lignes, nous mettons en alerte sur le fait que 12 ans après les évènements de 2009, la population, singulièrement la jeunesse de cet archipel exprime de nouveau sa colère et son désarroi à travers de tristes scènes au sein d’un projet sociétal dans lequel elle ne s’identifie pas ni ne s’y retrouve. Il semble de toute évidence qu’au-delà des revendications posées par les organisations syndicales concernant l’obligation vaccinale et le pass sanitaire, la Guadeloupe est à un tournant de son histoire. Visiblement, les politiques d’ajustement et le colmatage n’ont pas guéri les maux profonds d’une société marquée au fer rouge par 4 siècles d’esclavage colonial et un scandale sanitaire récent dans lequel l’État a une grande part de responsabilité. Visiblement, la départementalisation n’a pas dissipé cette quête identitaire et ce malgré l’amélioration des conditions de vie.

Nous avons tous une interrogation commune à travers ces tristes et malheureux évènements : quel est le projet guadeloupéen ?

Nous invitons tout le monde à se mettre ensemble autour d’une table afin d’entamer un nouveau chapitre crucial pour l’avenir de cet archipel dans son ensemble. Nous demandons donc clairement la possibilité d’avoir un vrai pouvoir local guadeloupéen prenant des décisions en fonction de la réalité géographique, culturel et historique du territoire. Ainsi, la consultation de la population par le biais d’un référendum sur l’évolution statutaire lors des prochaines échéances régionales nous paraît crucial.

Nous tenons à porter notre pierre à l’édifice et invitons les autres jeunes à s’investir dans ces futurs échanges qui impacteront l’avenir de cette Guadeloupe que nous aimerons jusqu’à notre dernier souffle.

Enfin, nos pensées se dirigent vers toutes celles et ceux qui ont perdu leurs proches, leur emploi et leur entreprise durant cette période pandémique que nous traversons.

 

« Dèmen solèy ké lévé »

 

Mouvans Jénès ANG

Retour des tests PCR pour les personnes vaccinées arrivant en Guadeloupe.

Le Ministre de l’Outremer, Sébastien Lecornu a annoncé ce matin qu’il rétablissait l’obligation d’effectuer un test PCR pour les personnes vaccinées souhaitant se rendre dans les territoires dits d’Outremer. Le 1er octobre dernier, nous dénoncions cette décision prise de façon unilatérale de modification de conditions d’entrée sur notre territoire.

L’ANG pointe du doigt notre vulnérabilité, il aura fallu 7 semaines de protestation, de rencontres avec les élus et que la tension monte pour que cette mauvaise décision soit révoquée. En effet, même si nous savons que le fait d’être vacciné réduit la contamination, nombre d’études indiquent que les personnes vaccinées peuvent encore contaminer en particulier avec le variant Delta, et que les vaccins ne sont pas efficaces face au variant Mu.

La protection de notre peuple doit passer avant toute autre considération, il est hors de question de devoir à nouveau quémander l’aide médicale de soignants français faute d’avoir su (ou pu) prendre les bonnes décisions à temps.

Depuis bientôt 11 mois, l’ANG propose un protocole qui en encadrant les flux d’arrivées, en intégrant les professionnels du tourisme, éviterait des fermetures brusques mettant à mal notre économie. Notre protocole reste d’actualité, et son application s’avère de plus en plus nécessaire. Seule une partie de la classe politique a compris la nécessité d’une action locale concertée, de stratégies à déployer depuis la Guadeloupe.

Nous n’avons eu de cesse de rappeler que cette situation sanitaire dégradée (plus de 800 décès dus au COVID)est le résultat d’une gestion unilatérale, tenant que peu compte de nos réalités : comment imaginer poursuivre sans remettre en question les décisions qui ont donné de tels résultats ?

Plus que jamais, nous affirmons la nécessité de sortir d’un statut qui nous impose de telles contorsions pour protéger la population. Il est temps d’avoir notre propre gouvernance sanitaire. La responsabilité locale, c’est déjà prendre ses responsabilités.

Le Boula

MoMaké

Depuis des mois, les syndicats, les organisations patronales, économiques, politiques font des propositions d’adaptation concernant la gestion de la crise sanitaire. Aucune proposition n’a été retenue ni dans le domaine de la santé, ni celles des associations sportives, ni celles des établissements médico-sociaux, ni celles des entreprises de l’événementiel, ni celles des restaurateurs.

La colère qui s’exprime aujourd’hui est le résultat d’un mépris répété par le pouvoir central.

La seule réponse audible est la fin de l’application du pass sanitaire, des sanctions en cours et le démarrage de discussions avec tous les acteurs concernés pour trouver une solution acceptable à la crise qui traverse notre société.

L’ANG appelle l’Etat à sortir de sa position autoritaire, aveugle qui est seule responsable de la situation actuelle.

L’ANG condamne par avance l’envoi de troupes supplémentaires en Guadeloupe. Ce n’est pas la répression qui réglera ce conflit.

Le Boula

Appel des organisations politiques patriotiques – Aux militants, aux camarades, aux Patriotes Au Peuple Guadeloupéen !

Pour la défense des libertés, pour le respect de nos droits fondamentaux, pour le refus de toute sanction contre les soignants et les travailleurs non vaccinés pour l’unité des Patriotes et du Peuple Guadeloupée, sur le chemin de la souveraineté nationale.

À partir du 15 de ce mois de novembre, l’application des mesures de politique sanitaire décidées par le pouvoir français sur les lieux de travail forcera de nombreux guadeloupéens à la mise à pied, sans revenu.

Les organisations soussignées, non opposées au principe de la vaccination de manière générale, ne peuvent accepter que les autorités françaises imposent la vaccination par la force.

Elles condamnent le mépris affiché par le pouvoir français vis-à-vis des Guadeloupéens qu’il veut faire passer pour des irresponsables et des égoïstes d’autant que des organisations guadeloupéennes (de la restauration, de l’événementiel, du sport, de la santé, du médico-social et autres) n’ont eu de cesse de proposer des adaptations liées à notre réalité. Elles affirment encore une fois que c’est la politique irresponsable et méprisante du pouvoir français et de ses représentants en Guadeloupe qui a facilité l’installation durable du virus dans notre pays. Elles continuent à affirmer que notre peuple doit valoriser en son sein les ressources dont il dispose pour résister à cette crise sanitaire sans renier les apports de la recherche et de la science.

La politique du gouvernement français du tout vaccin ne reçoit pas l’adhésion de la grande majorité du peuple guadeloupéen et fait douter les citoyens de la pertinence des décisions prises. Les décisions de mise à pied sans moyens de subsistance alors que l’inflation s’accélère, renforcent la méfiance des Guadeloupéens qui ont dans leur mémoire collective les nombreux événements tragiques que le colonialisme français nous a déjà fait subir.

Nous, les organisations politiques patriotiques, interpellons les élus guadeloupéens et les invitons à prendre toutes leurs responsabilités face à cette situation dramatique. Nous attendons de ces élus qu’ils agissent en défenseurs du peuple guadeloupéen et qu’ils fassent preuve du courage politique nécessaire.

NOU PA FWANSÉ !!! NON AU PASS SANITAIRE ET À L’OBLIGATION VACCINALE !!!

La situation devient quasi-insurrectionnelle, elle est porteuse de souffrance et de violence.

Le gouvernement français a réussi à faire voter dans ses assemblées une nouvelle loi d’exception qui nous place en état d’urgence sanitaire jusqu’ en juillet 2022.

Les organisations politiques patriotiques soussignées s’opposent à l’obligation vaccinale. Elles refusent le PASS sanitaire tel qu’il est appliqué en Guadeloupe. Ces mesures liberticides, anti économiques, anti sociales, et d’une violence extrême s’accompagnent de pression psychologique sans précédent sur l’ensemble du peuple guadeloupéen avec en première ligne les soignants et les pompiers.

Depuis plus de 4 mois, des organisations de Gwadloup associées se mobilisent semaine après semaine pour dénoncer les atteintes graves à nos libertés et nos droits humains.

La situation se trouve dégradée à un point tel que les effectifs de personnels disponibles ne permettent plus la continuité des soins dans certains établissements. Vaccinés comme non vaccinés subissent cette dégradation avec la même rigueur. Les salariés, les travailleurs indépendants, les petits commerçants sont au bord de la rupture. Nous sommes en train de vivre un drame social et humain sans précédent. Des familles sont fracassées, déchirées par les conséquences de la politique mise en œuvre par l’état français.

Pour appliquer la loi et garantir la continuité de leur activité, des responsables d’établissement, des chefs d’entreprises, des responsables d’associations se trouvent contraints à prendre des sanctions contre leurs personnels.

Le pouvoir colonial se montre prêt à détruire la vie de tous ceux qui refusent de se soumettre pas à ses injonctions.

Le pouvoir colonial français, à travers sa politique sanitaire et son refus systématique de toutes propositions, cherche à renforcer sa domination.

I VLÉ MÈT PÈP-LA A JOUNOU !!! NOU PÉ PA É PÉ KÉ AKSÈPTÉ SA !!!

Les organisations appellent leurs militants et sympathisants et tous les Guadeloupéens épris de liberté et de justice, à se mobiliser massivement aux côtés de toutes les forces qui luttent pour le respect des Guadeloupéens, le respect de nos droits et de nos libertés.

  1. –  Elles dénoncent la répression et les violences en cours, qui s’exercent contre les travailleurs en lutte et leurs organisations.
  2. –  Elles exigent la mise en place de protocoles sanitaires guadeloupéens adaptés à la situation sanitaire, économique, sociale et sociétale de notre pays Gwadloup, élaboré avec nos scientifiques, nos organisations professionnelles, les élus et nos organisations citoyennes.Nous nous engageons à continuer à rechercher l’unité du peuple guadeloupéen et de ses forces vives dans sa quête de la souveraineté et l’émancipation, seule voie possible pour être maîtres de nos choix et des orientations pour notre pays.

 

An-nou pwan chimen a Rèsponsabilité ! Ansanm nou ké gangné !Lapwent,

 

jou 17 novanm 2021

Alyans Pou Gwadloup, ANG, CIPN, FKNG, MIR et UPLG

Contacts presse :

Laurence Maquiaba : 0690607898

Jean-Jacob Bicep : 0690138820

Jacqueline Jacqueray : 0690863871

Marigwadloup Cinna : 0690145373

Nita Brochant : 0690445849

Gaston Samut : 0690409685

Le pass sanitaire n’est pas applicable en l’état, en Guadeloupe !

Le pass sanitaire n’est pas applicable en l’état, en Guadeloupe !

 

Depuis le mois de juillet, l’ANG s’est positionnée fortement contre le pass sanitaire comme outil de chantage à la vaccination. Le bon sens le commande tout simplement.

Aujourd’hui, les clubs sportifs, les associations, les acteurs culturels, les petites entreprises déjà lourdement sinistrées sont tout simplement asphyxiés. En témoigne la fermeture de Centre Nubret, institution sportive ou encore les difficultés exprimées des compagnies de danse à l’instar de l’école Sa ki Taw de Mario Coco, par exemple.

L’ANG soutient avec force les restaurateurs mobilisés ce jeudi 28 octobre pour dire leur impossibilité d’appliquer des règles contre-productives pour leur activité et la régulation de la situation sanitaire sans pouvoir assurer leur chiffre d’affaire, alors même que leurs établissements n’ont pas été désignés comme vecteurs de clusters.

Cet entêtement, cette politique du chiffre n’a jamais été efficace et elle met aujourd’hui les restaurateurs dans la rue pour défendre leur gagne-pain, pour défendre leur entreprise, pour défendre nos emplois. Cette politique de répression qui va jusqu’à menacer les infirmiers libéraux de sanction en cas de non-continuité des soins alors même que c’est l’ARS qui brandit la suspension plutôt que la discussion.

Sur un territoire où la qualité des soins laisse à désirer, où nous enregistrons des records de mortalité, où la désorganisation des soins et l’absence de coordination et une défiance sans commune mesure nourrie par une communication désastreuse autour de la vaccination, ont conduit à une surmortalité, comment est-il possible de continuer cette gestion autoritaire sans faire le point, sans évaluation, sans penser à une réorganisation des stratégies inefficaces encore en cours ?

Nous savons tous que cette situation est inextricable et que si les menaces n’ont pas fonctionné depuis 4 mois, elles ne font que déliter un peu plus la société guadeloupéenne.

Il est temps de prendre nos responsabilités. L’ANG appelle fortement la classe politique à se positionner, à porter haut et fort les nécessaires ajustements appropriés pour notre contexte, et salue les élus qui se sont déjà exprimés sur ces questions.

Plus encore, nous appelons à une réflexion en profondeur sur notre système de santé et sur la fin d’une organisation qui laisse dans des mains sourdes et sans contre pouvoir les choix qui pèsent sur notre santé et notre quotidien.

Quatre mois après les élections départementales et régionales, où nous avons tous exposé une vision pour une Guadeloupe responsable, une Guadeloupe qui se pense par elle-même, ensemble ayons le courage de répondre aux questionnements de nos compatriotes et de faire, d’établir la confiance et le dialogue avec eux plutôt que les injonctions méprisantes.

Le Boula

Affaire drapeau guadeloupéen : Alexandre Rochatte contre nos couleurs, la Guadeloupe a choisi !

Affaire drapeau guadeloupéen : Alexandre Rochatte contre nos couleurs, la Guadeloupe a choisi !

Le drapeau guadeloupéen a été hissé sur le mât de la préfecture de la Guadeloupe à Basse-Terre dans la nuit du 25 au 26 octobre 2021 en lieu et place du drapeau français. Ne se contentant pas d’un communiqué dénonçant ce que la loi française pourrait assimiler à un délit, Alexandre Rochatte a affirmé que notre Rouge-Jaune-Vert était une «emblème communautariste».

Le préfet de Guadeloupe est un récidiviste car c’est ce même argument de « séparatisme » et de
« communautarisme » qu’il avait utilisé pour refuser l’ouverture d’une école panafricaniste ici en Guadeloupe, terre majoritairement constituée d’afro-descendants. La répétition par Alexandre Rochatte de termes non appropriés confine au moins à l’ignorance crasse ou pire, à la bêtise, deux caractéristiques incompatibles avec sa fonction.

Répéter des éléments de langage niant la réalité qu’il a sous les yeux est désormais inutile : le drapeau proposé par l’UPLG est devenu le drapeau de la Guadeloupe. Il suffit de voir le nombre d’associations culturelles, de groupements politiques, de chanteurs, de personnalités, de ligues sportives, de jeunes, d’élèves, d’étudiants arborant fièrement nos couleurs.

Faire semblant de ne pas voir qu’il n’y a en Guadeloupe qu’un seul danger communautaire est inutile. Ce danger est celui de la minorité immigrée de France hexagonale arborant sa consanguinité ethno-sociale dans des ghettos monocolores, des zones dans lesquelles les autochtones ne sont pas les bienvenus, des réseaux professionnels excluant nos jeunes formés, les condamnant de plus en plus souvent à l’exil.

Ignorer l’histoire du lieu où il se trouve relève de l’ignorance. Notre drapeau s’est nourri du sang et la sueur de nombreux militants et de nombreuses luttes sociales qui ont permis à notre peuple d’affirmer sa singularité.

Nous accuser de « communautarisme » et ne pas voir la poutre de drapeaux breton, corse, basque, occitan, kanak, polynésien bien présents dans l’œil de la république française relève d’un bien curieux tropisme.

Quel que soit ce que l’on pense du contenu de cette action-drapeau, il est de notre devoir de répondre à l’insulte préfectorale, surtout que l’adhésion à ce drapeau est grandissante, depuis longtemps.

Nous appelons d’ores et déjà les organisations politiques, les élus et en 1er lieu les présidents des collectivités majeures Ary Chalus et Guy Losbar, les maires, à nous rassembler afin d’adopter définitivement, le drapeau guadeloupéen. Comme chez nos voisins Guyanais par exemple, nos bâtiments publics verront alors flotter, avec fierté, notre Rouge-Jaune-Vert étoilé.

Le Boula

« Non, Sébastien Lecornu ne vient pas aider les soignants de Guadeloupe! « 

Présenter cette venue comme une faveur est une lecture erronée de la réalité. Le Ministre de l’Outremer ne peut que venir constater l’échec d’une gestion centralisée de la pandémie, constater la rupture de confiance des citoyens guadeloupéens spectateurs chaque semaine d’une mise en scène hasardeuse montrant le Préfet et la Directrice de l’ARS esseulés dans un exercice paternaliste. Le ministre ne peut que constater que pour la 4ème fois la gestion de la circulation et du protocole imposé aux voyageurs est inefficace.

L’ANG exhorte tous les responsables politiques guadeloupéens à faire preuve de responsabilité et profiter de ce passage pour sortir des déclarations protocolaires et cordiales et prendre des décisions fortes en ce qui concerne l’organisation de la santé en Guadeloupe.

C’est la 4ème fois que des mesures drastiques sont prises en urgence. Elles contraignent la population, l’économie et dès qu’il y a une accalmie, le protocole défaillant concernant les voyageurs reprend jusqu’à la hausse des chiffres conduisant à des mesures drastiques d’urgence. Cela fait 18 mois que la menace de ce virus existe. Cela fait 18 mois d’imprécation et de culpabilisation. 18 mois que les personnels de santé ne sont pas écoutés, ni sollicités dans les instances prévues à cet effet, il n’y a même pas un comité scientifique local consulté par l’ARS et les réseaux de santé ne sont pas partie prenante des actions.

Le résultat est sans appel : une mortalité exceptionnelle et une rupture de confiance totale de la population.

Les chiffres des Territoires d’Outre-mer qui ont pu s’organiser sont sans appel :
– St Barth
10.124 habitants – 331 cas – 2 décès – 68.5% de vaccinés

– Wallis & Futuna
15.289 habitants – 459 cas – 14 décès – 30.5% de vaccinés

– Nouvelle Calédonie
287.800 habitants – 134 cas – 0 décès – 21.9% de vaccinés

– St Pierre & Miquelon
5.889 habitants – 30 cas – 0 décès – environ 70% de vaccinés

– Guadeloupe
387.629 habitants – 21.125 cas – 283 décès (au 2 août) – 21.4% de vaccinés

Combien de morts de plus faudra-t-il pour que nous sortions de ce mépris institutionnalisé pour aller vers des réponses construites, efficaces et concertées avec ceux qui doivent les appliquer ? Combien de fois les élus, les médecins, les professionnels de santé, ont-ils été consultés pour mettre en place une vraie politique de santé Covid concertée, prenant en compte la sociologie de la Guadeloupe, les comorbidités,l’histoire et ses meurtrissures encore à vif ? Combien de fois l’avis et l’aval des professionnels locaux au contact de la patientèle ont-ils été pris en compte dans les décisions souvent contre-productives qui ont été mises en place ?

Oui, il en va de la responsabilité de tous: celles des citoyens mais aussi celles des responsables appelés à les protéger, plutôt que les culpabiliser.

Cette pandémie ne fait que mettre en exergue un vrai problème de conception, de mise en œuvre du service public et la nécessaire régionalisation des politiques publiques. La gestion des crises du Zika, du Chikungunya, les suivis des malades de cancer (20% des femmes guadeloupéennes atteintes de cancer du sein le découvrent trop tard), les taux des maladies chroniques alarmants sont autant de preuves de son inefficacité. Cette posture de l’Etat est source de difficulté, il est temps de sortir de ce cadre d’un état fouettard, centralisé à une gestion efficace, adaptée, concertée avec les parties prenantes en Guadeloupe.

CONTACT PRESSE : kontak@angwadloup.com

Lettre ouverte aux parlementaires de Guadeloupe

Mme Justine BÉNIN, Députée
Mr Olivier SERVA, Député
Mr Max MATHIASIN, Député
Mme Hélène VAINQUEUR-CHRISTOPHE, Députée
Mme Victoire JASMIN, Sénatrice
Mr Dominique THÉOPHILE, Sénateur 
Mr Victorin LUREL, Sénateur

Chers parlementaires,

Depuis le mois de décembre, l’Alyans Nasyonal Gwadloup alerte sur la gestion de la crise sanitaire en Guadeloupe. Les décisions prises unilatéralement par les services de l’Etat français conduisent à démobiliser la population, autant que le personnel soignant et à une perte de confiance dans la parole des institutions. Depuis cette date, nous indiquons qu’il est nécessaire de prévoir un protocole clair et lisible, pour éviter les périodes de fermeture drastique, mettant à mal l’activité économique, suivies par des périodes de grande ouverture où les voyageurs arrivent en masse sans quarantaine, entrainant de nouvelles vagues dans les semaines qui suivent.

Nous rappelons sans cesse que notre système de santé ne pourra pas faire face à une nouvelle vague de contaminations et d’hospitalisation. Il faut donc limiter l’importation du virus, et surtout la circulation des variants. D’autant que nous sommes un territoire archipélique et non un territoire continental, avec un climat tropical différent d’un pays européen. Ainsi, des mesures applicables en France ne peuvent être appliquées sans adaptation en Guadeloupe. C’est ainsi que les pays voisins ont su mettre en place des protocoles raisonnés, tenant compte de la population à protéger, de l’économie à sauvegarder et d’une destination à promouvoir dans un contexte difficile. Tous les efforts doivent être réalisés en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux, décidés sur place et non téléguidés depuis Paris.

Un protocole clair permet de définir les règles d’accès à notre territoire et doit être applicable à tous : résidents, visiteurs affinitaires, touristes, officiels. Ces propositions sont restées lettre morte, malgré nos relances, malgré notre participation au Forum de la Santé de la Région Guadeloupe. Ainsi, aujourd’hui les voyageurs ne sont peu ou pas tracés, le respect de la quarantaine « conseillée » n’est pas vérifié, la validité des tests PCR jusqu’alors très facilement falsifiables n’est pas assurée.

Dans quelques jours, les parlementaires que vous êtes seront invités à se prononcer sur la décision du chef de l’Etat français de rendre la vaccination obligatoire pour un certain nombre de professions mais aussi sur l’application du pass sanitaire. Il nous semble nécessaire de vous indiquer que ces deux décisions nous semblent être clairement préjudiciables pour les citoyens guadeloupéens.

Ces décisions, en particulier le pass sanitaire, demandent aux commerçants guadeloupéens déjà largement impactés par la crise, les fermetures, les couvre-feux de se substituer à la force publique pour assurer le contrôle de leur clientèle. En plus de l’aspect logistique, et des ressources nécessaires pour mener à bien cette mission, c’est fondamentalement inacceptable de les soumettre à un tel chantage économique en faisant peser sur eux la menace de lourdes amendes et de prisons. Cela conduira inévitablement à une société de contrôle et de conflits permanents tout en discriminant une partie de la population.

De même, l’obligation vaccinale assortie d’un chantage économique, est tout simplement contreproductive dans un contexte économique contraint et où la défiance est à son paroxysme. Nous vous demandons d’avoir le courage nécessaire pour qu’enfin la gestion de la crise s’appuie sur la démocratie sanitaire en Guadeloupe en permettant aux différents acteurs concernés de s’impliquer et de trouver les réponses adaptées au territoire. Depuis Février 2020, nous subissons collectivement cette gestion unilatérale et les effets qui s’en font ressentir.

MoMaké

Suite aux dernières déclarations gouvernementales, l’ANG s’oppose aux sanctions qui pèsent sur les salariés du secteur de la santé et comprend l’émoi suscité par l’obligation vaccinale. Ces personnels, déjà très éprouvés par la crise sanitaire que nous traversons, crise accentuée par des politiques de santé publique touchant particulièrement les populations fragiles, se trouvent aujourd’hui contraints brutalement par ces nouvelles mesures. Le chantage économique envers les travailleurs qui exercent déjà dans des conditions difficiles et qui attendent toujours des revalorisations à la hauteur de leur mission, n’est pas acceptable. Ce changement dans la doctrine gouvernementale ne fait que renforcer la défiance en direction des pouvoirs publics, rendant inaudible tout discours officiel. C’est par l’information, la pédagogie et la démonstration que l’adhésion s’acquière.

Au moment où l’hôpital est désossé par un ultra libéralisme plus mortifère pour l’homme et la planète que le COVID 19, où la santé n’est pensée qu’en terme de rentabilité, il nous paraît nécessaire d’obtenir lits, moyens matériels et personnels supplémentaires pour l’hôpital, au lieu de culpabiliser les professionnels pour masquer les insuffisances de la puissance publique.

Au moment où nous assistons à une reprise épidémique et que le vaccin est l’une des solutions possibles pour freiner les conséquences de celle-ci en espérant une immunité collective, force est de constater que notre population affiche un taux de couverture vaccinale très faible, en raison de son inquiétude. A contrario, nos voisins caribéens qui comptabilisent beaucoup moins de décès que la Guadeloupe et la Martinique, n’hésitent pas à se faire vacciner. Par conséquence, l’ANG estime que le maintien des gestes barrières, l’entrée contrôlée sur notre territoire avec des mesures de septaine obligatoire pour tous les arrivants sont autant de mesures à prendre pour nous protéger.

Au moment où le pass sanitaire, tel qu’il est présenté, obligera les restaurateurs, les caissiers, les commerçants à contrôler leur clientèle sous peine de lourdes sanctions, l’ANG s’oppose à ce qui nous conduira à une société de flicage et de suspicion.

L’ANG appelle également les Guadeloupéens à faire le nécessaire pour s’occuper de leur santé tant en termes d’alimentation, d’hygiène de vie et d’activité physique et de limiter les risques d’exposition au virus. L’ANG soutient fermement les personnels de santé, de l’éducation et toutes les professions stigmatisées. L’ANG appelle au respect du libre choix de soin, au principe de non discrimination et à une véritable démarche concertée avec les professionnels concernés.

À PROPOS

L’Alyans Nasyonal Gwadloup est un mouvement politique ET citoyen, regroupant à la fois des autonomistes et des indépendantistes, tous unis sous la bannière du nationalisme.

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