Appel au dialogue !

L’échec des négociations et les nouvelles annonces gouvernementales privilégiant, une fois de plus, davantage la contrainte que la pédagogie, risque d’aggraver des tensions sociales et sociétales déjà très vives chez nous. Ces règles vont accentuer la fragilisation de l’appareil sanitaire en Guadeloupe.

Elles vont provoquer une réduction des effectifs des soignants tant au CHU qu’en médecine de ville et parmi les accompagnements médico-sociaux et impacter encore plus les chances de vie des patients. Elles vont également fragiliser les conditions de travail du personnel en poste, soumis à des cadences infernales et à des pressions psychologiques et parfois physiques.

La conséquence est là, inévitable : moins de personnel de santé disponible pour une population fragile, en période de crise pandémique. Rappelons que c’est d’abord le soin et la vie des patients qui sont au cœur de l’enjeu du système de santé.

L’ANG appelle chacune des parties à prendre la mesure de cette situation pour rapprocher leurs positions pour ensemble trouver une organisation qui permette aux Guadeloupéens de bénéficier des soins de qualité, et bénéficier de protocoles adaptés pour organiser la réponse face à cette crise sans précédent.

Pour rappel, depuis novembre 2020, la Guadeloupe enregistre des records de mortalité et des soignants déjà à bout de souffle sont peu entendus. Cette mortalité est aussi due à une désorganisation chronique qui s’est accrue avec l’incendie. Comment imaginer qu’en réduisant encore drastiquement les effectifs et les médecins libéraux, nous pourrons répondre aux besoins d’une population dont l’état de santé déplorable est connu ? Comment imaginer que les employés vaccinés pourront à eux seuls porter la charge de travail sur le long terme?

Un peuple malade ne peut évoluer. Un peuple en guerre continuelle ne peut se construire.

Notre conviction forte est que nous devons sortir de cette position d’impuissance et fasadé épi nou menm.

Pou gran moun an nou, pou nou menm é sa ki ka vini dèyè! An nou las subi san pran santiman é pran responsabilité an nou.

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