L’ANG

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L’Alyans Nasyonal Gwadloup est un mouvement politique ET citoyen, regroupant à la fois des autonomistes et des indépendantistes, tous unis sous la bannière du nationalisme.

Nous nous déterminons comme nationalistes dans ce que ce courant de pensée définit comme une prise de conscience par une communauté de former une nation en raison des liens sociaux, culturels et géographiques qui unissent les membres de cette communauté.

Nous pensons que les guadeloupéens sont les mieux placés pour savoir et décider ce qui est bon, nécessaire et cohérent pour eux. Nous devons prendre en main notre propre destin et choisir librement notre statut international et notre organisation politique et administrative.

Notre objectif ? La pleine souveraineté de notre Guadeloupe. Nous sommes conscients que le chemin est long. C’est grâce à la co-construction et à l’action déterminée de guadeloupéens conscients que nous y parviendrons.

En 2006, un groupe de jeunes, conscients de la nécessité de penser une Guadeloupe différente rencontre des militants patriotes expérimentés, dont les actions sont écrites dans notre histoire. C’est ce lyannaj intergénérationnel qui donne naissance à l’ANG.

  • Différentes actions ponctuelles ont vu le jour :
    Entre 2006 et 2008 : campagnes d’affichage de drapeaux et de panneaux, travail avec d’autres organisations patriotiques à la création d’un front commun
  • En 2007 : participation avec différentes organisations patriotiques à la réalisation du bas-relief situé à la Darse, commémorant le massacre de Mai 1967
  • En 2009 : participation au Lyannaj Kont Pwofitasyon, avec 47 autres organisations
  • Après 2009 : continuité du travail d’unité pour l’émancipation de la Guadeloupe, en participant notamment à la création du FKNG (Fos Pou Konstwi Nasyon Gwadloup) puis du FPAC (Forces Patriotiques Anticolonialistes Anticapitalistes)
    À partir de 2012, l’ANG explore d’autres voies de lutte, notamment économiques. Cette volonté aboutit à la création de l’association VANSÉ Gwadloup (Valorisation de Nouvelles Stratégies Économiques en Guadeloupe). Parallèlement, l’ANG se sépare du FKNG et du FPAC.

    En 2018 et 2019, les réunions reprennent pour tâcher de relancer un mouvement politique sur de nouvelles bases, mais c’est en 2020, après cette longue période de confinement où les groupes de discussions fleurissent, que le constat d’impuissance fait naître une volonté de prise en main des affaires guadeloupéennes.

    En juillet 2020, une première rencontre est organisée avec une base élargie de militants. En août 2020, la charte de l’ANG est adoptée.

  1. Nous nous définissons comme des nationalistes, des patriotes guadeloupéens. Est nationaliste celui qui reconnaît l’existence de la nation et se bat pour l’expression politique et la représentativité institutionnelle de cette nation.
  2. Nous sommes nationalistes car il existe objectivement une nation guadeloupéenne. Nous rejetons la distinction artificielle établie par une certaine pensée française et européenne entre «patriote» et «nationaliste».
  3. Notre nationalisme, compte tenu des nécessités historiques, n’établit pas de distinction entre «autonomistes» et «indépendantistes». L’autonomisme est le nationalisme à minima, l’indépendantisme est le nationalisme a maxima. L’heure est au rassemblement autour de notre nation.
  4. En notre sein existent donc, autonomistes, indépendantistes : tous unis sous la bannière de la nation guadeloupéenne et de l’anticolonialisme.
  5. Notre nationalisme ne repose sur aucune distinction raciale ou ethnique.
  6. Notre nationalisme porte en lui les idées généreuses de l’écologie sociale et de la démocratie participative.
  7. Nous nous inscrivons dans les combats menés par : Hégésippe Légitimus, Achille René-Boisneuf, Paul Valentino, Rosan Girard, Albert Béville, PCG, GONG, CPNJG, UTA-UPG-PTG, UPLG, MPGI. Chacune de ces personnalités et de ces organisations a, à sa façon, en fonction des conditions historiques, pensé la «patrie» guadeloupéenne. Nous acceptons leurs héritages, non comme des discours immuables, mais comme des éléments structurants pour penser notre propre situation.
  8. Nous reconnaissons le drapeau proposé par l’UPLG, comme drapeau de la nation.
  9. Nous reconnaissons le Guadeloupéen (« créole ») et le Français comme langues de notre nation.
  10. Nous reconnaissons toutes nos musiques comme musiques de notre nation.
  11. Notre combat vise à faire exister institutionnellement, juridiquement, politiquement la nation guadeloupéenne, condition incontournable pour nourrir et faire grandir la conscience nationale de notre peuple.
  12. Notre combat vise aussi à faire exister - au sens de lui donner les moyens et de la préserver – la nation culturellement, économiquement, foncièrement.
  13. Nous croyons fondamentalement aux efforts de transformation de l’électeur en citoyen.
  14. La prise du pouvoir politique est par définition même notre objectif. Cet objectif, dans les conditions actuelles, ne peut être atteint que par la voie démocratique.
  15. Nous ne négligeons, par ailleurs, aucun autre mode d’intervention dans l’espace public pour faire entendre notre voix.
  16. Nous nous fixons comme mission de rassembler la grande famille des patriotes, des nationalistes autour du projet minimum : donner une représentation juridique à la nation, avan tro ta pa maré nou !
  17. Seul le lyannaj pou nasyon Gwadloup que nous appelons de nos vœux est capable de sauver l’essentiel. Nous appelons tous ceux, patriotes, nationalistes, anticolonialistes, qui se reconnaissent dans cette mission et ce combat à nous rejoindre. L ´ANG appelle aussi les Guadeloupéens à penser par eux-mêmes, pour eux-mêmes et pour la Guadeloupe.

L’ANG a choisi de faire des références au Gwoka dans sa structure interne.
Le groupe des 10 fondateurs constitue le Zoban , c’est le garant de l’identité et de la droiture du mouvement. C’est l’âme de l’ANG.
Le Bureau politique, instance dirigeante de l’ANG s’appelle le Boula.
Autour d’eux se sont montées des commissions de travail, appelées des Kadans.
Cinq membres du boula ont été désignés pour être des porte-paroles, ce sont des Makè.