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SOUTIEN À DENIS DELOUMEAUX ET AUX PERSONNELS SUSPENDUS

Vingt jours que Denis Deloumeaux est entré en grève de la faim. Vingt jours de quasi indifférence. Vingt jours sans dialogue.

De par le monde, les restrictions dues au COVID sont allégées voire totalement levées tandis qu’en Guadeloupe le personnel hospitalier subit une répression cruelle et inédite. À l’aune des différents scrutins électifs, le cadeau électoral que représente la fin du pass vaccinal ne fait que marginaliser encore plus les soignants qui se retrouvent maintenant comme l’un des rares corps de métier soumis à l’obligation vaccinale.

L’ANG appelle à faire preuve d’humanité face à la situation de Mr Deloumeaux avant qu’un drame ne survienne. Ce cadre administratif qui sert depuis près de 30 ans le service public ne peut sacrifier sa vie face au maintien d’une position dogmatique et unilatérale sur le vaccin.

L’ANG apporte tout son soutien à Mr Denis Deloumeaux et à tout le personnel suspendu et appelle à ce qu’un moratoire soit mis en place au plus vite concernant la situation des personnels en Guadeloupe.

PRI KA MONTÉ, LAGÈ KA PÉTÉ, LATÈ AN BOULVÈS, ANNOU PRAN DOUVAN AVAN DOUVAN PRAN NOU

La guerre entre la Russie et l’Ukraine, alors même que l’épidémie de Covid est en train de ralentir, est le signe que nous sommes entrés dans un cycle infernal pour l’appropriation des ressources de la planète par les grandes puissances mondiales, sous couvert de conflit géopolitique.

Le besoin croissant de ressources (pétrolière, minière, etc.) pour relancer la croissance économique de puissances mondiales en ripaj entre elles, alors que ces ressources sont en voie d’épuisement, démontre que le modele de développement basé sur la croissance, causera à terme la destruction de l’humanité. Du moins de l’humanité telle que les humanistes la définissent. Nous ne pouvons pas rester sans réaction face à tous ces évènements qui vont nous impacter à coup sûr. L’Ukraine et la Russie sont de grands producteurs céréaliers mondiaux, il y aura donc nécessairement des difficultés d’approvisionnement et des augmentations de prix qui vont affecter l’alimentation humaine mais également l’alimentation des animaux d’élevage.
Depuis plusieurs mois, les prix des carburants et du gaz flambent, atteignant aujourd’hui des valeurs bien supérieures à celles de 2009 chez nous. Cette évolution des prix s’observe aussi sur la quasi-totalité des produits de première consommation.

Si cette flambée inflationniste touche un nombre important de pays et en particulier ceux qui sont les plus liés aux marchés internationaux, elle a un impact encore plus marqué sur les pays fortement dépendants de l’importation. Elle va ainsi renforcer la grave situation sociale que vit notre pays. Avant cette crise,34% de la population se situait en-dessous du seuil de pauvreté (soit environ 138 000 personnes vivant avec moins de 1110,00 €/mois).

Dans la période difficile que nous vivons, l’ANG alerte sur la dégradation accélérée des conditions de vie de la population et singulièrement celle aux conditions de vie précaires.

L’ANG appelle à un effort conséquent des collectivités bénéficiaires des taxations sur ces produits afin d’atténuer les effets délétères de ces augmentations. Les crises sont aussi occasion de faire preuve de souplesse, d’inventer de nouveaux fonctionnements et surtout d’être solidaires.

Pour autant, la situation que nous vivons aujourd’hui doit nous conduire collectivement à un sursaut et une prise de conscience de notre vulnérabilité due à nos choix de consommation, à nos choix de modèle de développement, ou plutôt aux conséquences
des choix qui nous sont imposés.

C’est aussi notre responsabilité citoyenne que de mesurer les impacts de nos modes de vie, du gaspillage érigé en modèle économique pour promouvoir une croissance sans fin alors que nous utilisons majoritairement des ressources qui s’épuisent. C’est aujourd’hui qu’il nous faut réfléchir et investir avec détermination un autre modèle basé sur une utilisation équilibrée des ressources et une capacité à subvenir à nos besoins en utilisant au maximum nos propres ressources. C’est aujourd’hui qu’il nous faut élaborer un projet politique s’attachant à construire notre souveraineté alimentaire et énergétique, pour notre survie et notre épanouissement. C’est tout le sens des travaux de l’ANG. Nous invitons toutes les forces éprises de transition
agroécologique et énergétique durable à converger dans ce sens.

CONTACTS:kontak@angwadloup.com | 0690607898

 

 

Appel des organisations politiques patriotiques – Aux militants, aux camarades, aux Patriotes Au Peuple Guadeloupéen !

Pour la défense des libertés, pour le respect de nos droits fondamentaux, pour le refus de toute sanction contre les soignants et les travailleurs non vaccinés pour l’unité des Patriotes et du Peuple Guadeloupée, sur le chemin de la souveraineté nationale.

À partir du 15 de ce mois de novembre, l’application des mesures de politique sanitaire décidées par le pouvoir français sur les lieux de travail forcera de nombreux guadeloupéens à la mise à pied, sans revenu.

Les organisations soussignées, non opposées au principe de la vaccination de manière générale, ne peuvent accepter que les autorités françaises imposent la vaccination par la force.

Elles condamnent le mépris affiché par le pouvoir français vis-à-vis des Guadeloupéens qu’il veut faire passer pour des irresponsables et des égoïstes d’autant que des organisations guadeloupéennes (de la restauration, de l’événementiel, du sport, de la santé, du médico-social et autres) n’ont eu de cesse de proposer des adaptations liées à notre réalité. Elles affirment encore une fois que c’est la politique irresponsable et méprisante du pouvoir français et de ses représentants en Guadeloupe qui a facilité l’installation durable du virus dans notre pays. Elles continuent à affirmer que notre peuple doit valoriser en son sein les ressources dont il dispose pour résister à cette crise sanitaire sans renier les apports de la recherche et de la science.

La politique du gouvernement français du tout vaccin ne reçoit pas l’adhésion de la grande majorité du peuple guadeloupéen et fait douter les citoyens de la pertinence des décisions prises. Les décisions de mise à pied sans moyens de subsistance alors que l’inflation s’accélère, renforcent la méfiance des Guadeloupéens qui ont dans leur mémoire collective les nombreux événements tragiques que le colonialisme français nous a déjà fait subir.

Nous, les organisations politiques patriotiques, interpellons les élus guadeloupéens et les invitons à prendre toutes leurs responsabilités face à cette situation dramatique. Nous attendons de ces élus qu’ils agissent en défenseurs du peuple guadeloupéen et qu’ils fassent preuve du courage politique nécessaire.

NOU PA FWANSÉ !!! NON AU PASS SANITAIRE ET À L’OBLIGATION VACCINALE !!!

La situation devient quasi-insurrectionnelle, elle est porteuse de souffrance et de violence.

Le gouvernement français a réussi à faire voter dans ses assemblées une nouvelle loi d’exception qui nous place en état d’urgence sanitaire jusqu’ en juillet 2022.

Les organisations politiques patriotiques soussignées s’opposent à l’obligation vaccinale. Elles refusent le PASS sanitaire tel qu’il est appliqué en Guadeloupe. Ces mesures liberticides, anti économiques, anti sociales, et d’une violence extrême s’accompagnent de pression psychologique sans précédent sur l’ensemble du peuple guadeloupéen avec en première ligne les soignants et les pompiers.

Depuis plus de 4 mois, des organisations de Gwadloup associées se mobilisent semaine après semaine pour dénoncer les atteintes graves à nos libertés et nos droits humains.

La situation se trouve dégradée à un point tel que les effectifs de personnels disponibles ne permettent plus la continuité des soins dans certains établissements. Vaccinés comme non vaccinés subissent cette dégradation avec la même rigueur. Les salariés, les travailleurs indépendants, les petits commerçants sont au bord de la rupture. Nous sommes en train de vivre un drame social et humain sans précédent. Des familles sont fracassées, déchirées par les conséquences de la politique mise en œuvre par l’état français.

Pour appliquer la loi et garantir la continuité de leur activité, des responsables d’établissement, des chefs d’entreprises, des responsables d’associations se trouvent contraints à prendre des sanctions contre leurs personnels.

Le pouvoir colonial se montre prêt à détruire la vie de tous ceux qui refusent de se soumettre pas à ses injonctions.

Le pouvoir colonial français, à travers sa politique sanitaire et son refus systématique de toutes propositions, cherche à renforcer sa domination.

I VLÉ MÈT PÈP-LA A JOUNOU !!! NOU PÉ PA É PÉ KÉ AKSÈPTÉ SA !!!

Les organisations appellent leurs militants et sympathisants et tous les Guadeloupéens épris de liberté et de justice, à se mobiliser massivement aux côtés de toutes les forces qui luttent pour le respect des Guadeloupéens, le respect de nos droits et de nos libertés.

  1. –  Elles dénoncent la répression et les violences en cours, qui s’exercent contre les travailleurs en lutte et leurs organisations.
  2. –  Elles exigent la mise en place de protocoles sanitaires guadeloupéens adaptés à la situation sanitaire, économique, sociale et sociétale de notre pays Gwadloup, élaboré avec nos scientifiques, nos organisations professionnelles, les élus et nos organisations citoyennes.Nous nous engageons à continuer à rechercher l’unité du peuple guadeloupéen et de ses forces vives dans sa quête de la souveraineté et l’émancipation, seule voie possible pour être maîtres de nos choix et des orientations pour notre pays.

 

An-nou pwan chimen a Rèsponsabilité ! Ansanm nou ké gangné !Lapwent,

 

jou 17 novanm 2021

Alyans Pou Gwadloup, ANG, CIPN, FKNG, MIR et UPLG

Contacts presse :

Laurence Maquiaba : 0690607898

Jean-Jacob Bicep : 0690138820

Jacqueline Jacqueray : 0690863871

Marigwadloup Cinna : 0690145373

Nita Brochant : 0690445849

Gaston Samut : 0690409685

Le pass sanitaire n’est pas applicable en l’état, en Guadeloupe !

Le pass sanitaire n’est pas applicable en l’état, en Guadeloupe !

 

Depuis le mois de juillet, l’ANG s’est positionnée fortement contre le pass sanitaire comme outil de chantage à la vaccination. Le bon sens le commande tout simplement.

Aujourd’hui, les clubs sportifs, les associations, les acteurs culturels, les petites entreprises déjà lourdement sinistrées sont tout simplement asphyxiés. En témoigne la fermeture de Centre Nubret, institution sportive ou encore les difficultés exprimées des compagnies de danse à l’instar de l’école Sa ki Taw de Mario Coco, par exemple.

L’ANG soutient avec force les restaurateurs mobilisés ce jeudi 28 octobre pour dire leur impossibilité d’appliquer des règles contre-productives pour leur activité et la régulation de la situation sanitaire sans pouvoir assurer leur chiffre d’affaire, alors même que leurs établissements n’ont pas été désignés comme vecteurs de clusters.

Cet entêtement, cette politique du chiffre n’a jamais été efficace et elle met aujourd’hui les restaurateurs dans la rue pour défendre leur gagne-pain, pour défendre leur entreprise, pour défendre nos emplois. Cette politique de répression qui va jusqu’à menacer les infirmiers libéraux de sanction en cas de non-continuité des soins alors même que c’est l’ARS qui brandit la suspension plutôt que la discussion.

Sur un territoire où la qualité des soins laisse à désirer, où nous enregistrons des records de mortalité, où la désorganisation des soins et l’absence de coordination et une défiance sans commune mesure nourrie par une communication désastreuse autour de la vaccination, ont conduit à une surmortalité, comment est-il possible de continuer cette gestion autoritaire sans faire le point, sans évaluation, sans penser à une réorganisation des stratégies inefficaces encore en cours ?

Nous savons tous que cette situation est inextricable et que si les menaces n’ont pas fonctionné depuis 4 mois, elles ne font que déliter un peu plus la société guadeloupéenne.

Il est temps de prendre nos responsabilités. L’ANG appelle fortement la classe politique à se positionner, à porter haut et fort les nécessaires ajustements appropriés pour notre contexte, et salue les élus qui se sont déjà exprimés sur ces questions.

Plus encore, nous appelons à une réflexion en profondeur sur notre système de santé et sur la fin d’une organisation qui laisse dans des mains sourdes et sans contre pouvoir les choix qui pèsent sur notre santé et notre quotidien.

Quatre mois après les élections départementales et régionales, où nous avons tous exposé une vision pour une Guadeloupe responsable, une Guadeloupe qui se pense par elle-même, ensemble ayons le courage de répondre aux questionnements de nos compatriotes et de faire, d’établir la confiance et le dialogue avec eux plutôt que les injonctions méprisantes.

Le Boula

« Non, Sébastien Lecornu ne vient pas aider les soignants de Guadeloupe! « 

Présenter cette venue comme une faveur est une lecture erronée de la réalité. Le Ministre de l’Outremer ne peut que venir constater l’échec d’une gestion centralisée de la pandémie, constater la rupture de confiance des citoyens guadeloupéens spectateurs chaque semaine d’une mise en scène hasardeuse montrant le Préfet et la Directrice de l’ARS esseulés dans un exercice paternaliste. Le ministre ne peut que constater que pour la 4ème fois la gestion de la circulation et du protocole imposé aux voyageurs est inefficace.

L’ANG exhorte tous les responsables politiques guadeloupéens à faire preuve de responsabilité et profiter de ce passage pour sortir des déclarations protocolaires et cordiales et prendre des décisions fortes en ce qui concerne l’organisation de la santé en Guadeloupe.

C’est la 4ème fois que des mesures drastiques sont prises en urgence. Elles contraignent la population, l’économie et dès qu’il y a une accalmie, le protocole défaillant concernant les voyageurs reprend jusqu’à la hausse des chiffres conduisant à des mesures drastiques d’urgence. Cela fait 18 mois que la menace de ce virus existe. Cela fait 18 mois d’imprécation et de culpabilisation. 18 mois que les personnels de santé ne sont pas écoutés, ni sollicités dans les instances prévues à cet effet, il n’y a même pas un comité scientifique local consulté par l’ARS et les réseaux de santé ne sont pas partie prenante des actions.

Le résultat est sans appel : une mortalité exceptionnelle et une rupture de confiance totale de la population.

Les chiffres des Territoires d’Outre-mer qui ont pu s’organiser sont sans appel :
– St Barth
10.124 habitants – 331 cas – 2 décès – 68.5% de vaccinés

– Wallis & Futuna
15.289 habitants – 459 cas – 14 décès – 30.5% de vaccinés

– Nouvelle Calédonie
287.800 habitants – 134 cas – 0 décès – 21.9% de vaccinés

– St Pierre & Miquelon
5.889 habitants – 30 cas – 0 décès – environ 70% de vaccinés

– Guadeloupe
387.629 habitants – 21.125 cas – 283 décès (au 2 août) – 21.4% de vaccinés

Combien de morts de plus faudra-t-il pour que nous sortions de ce mépris institutionnalisé pour aller vers des réponses construites, efficaces et concertées avec ceux qui doivent les appliquer ? Combien de fois les élus, les médecins, les professionnels de santé, ont-ils été consultés pour mettre en place une vraie politique de santé Covid concertée, prenant en compte la sociologie de la Guadeloupe, les comorbidités,l’histoire et ses meurtrissures encore à vif ? Combien de fois l’avis et l’aval des professionnels locaux au contact de la patientèle ont-ils été pris en compte dans les décisions souvent contre-productives qui ont été mises en place ?

Oui, il en va de la responsabilité de tous: celles des citoyens mais aussi celles des responsables appelés à les protéger, plutôt que les culpabiliser.

Cette pandémie ne fait que mettre en exergue un vrai problème de conception, de mise en œuvre du service public et la nécessaire régionalisation des politiques publiques. La gestion des crises du Zika, du Chikungunya, les suivis des malades de cancer (20% des femmes guadeloupéennes atteintes de cancer du sein le découvrent trop tard), les taux des maladies chroniques alarmants sont autant de preuves de son inefficacité. Cette posture de l’Etat est source de difficulté, il est temps de sortir de ce cadre d’un état fouettard, centralisé à une gestion efficace, adaptée, concertée avec les parties prenantes en Guadeloupe.

CONTACT PRESSE : kontak@angwadloup.com